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Exporter ses sessions circuit : LapTimer, TrackAddict, VBOX, Catalyst
Où trouver le bouton d'export dans chaque application de chronométrage, quel format choisir, et ce que le fichier contient réellement.
Vous chronométrez depuis deux saisons. Vos temps sont dans le téléphone, la tablette ou le boîtier — et nulle part ailleurs. Le jour où l'application change de version, où le téléphone tombe, ou où vous voulez comparer trois circuits, tout est à refaire.
L'export prend trente secondes par session. Voici comment le faire dans les quatre outils les plus répandus, et ce qu'il faut savoir sur ce que produit chacun.
Harry's LapTimer
L'export le plus complet du lot : trace GPS, temps au tour et vitesses dans un seul fichier.
- Ouvrez l'onglet Laps et sélectionnez la session.
- Bouton partage en haut à droite.
- Choisissez Export → CSV (et non « GPX » ni « Video »).
- Enregistrez dans Fichiers, ou envoyez-vous le fichier par mail.
Le CSV contient une ligne par point de mesure — latitude, longitude, vitesse, numéro de tour. Pour une journée à 10 Hz, comptez quelques mégaoctets : c'est normal, et c'est ce qui permet de recalculer la distance réellement parcourue plutôt que de l'estimer.
RaceChrono
Même logique, menu différent.
- Ouvrez la session dans Sessions.
- Menu ⋮ (trois points) → Export session.
- Choisissez le format CSV.
RaceChrono propose aussi un export .vbo ; les deux conviennent, le CSV étant plus léger.
TrackAddict / RaceRender
- Écran d'accueil → Data Files.
- Sélectionnez le fichier de la session (nommé par date).
- Share / Export, puis récupérez le
.csv.
TrackAddict écrit ses métadonnées en commentaires au début du fichier — les lignes commençant par #. Ne les supprimez pas : c'est là que se trouvent le nom du circuit et la date.
VBOX (Racelogic)
- Récupérez le
.vbosur la carte SD du boîtier, ou via VBOX Tools → Export. - Le fichier est du texte : il commence par
[header].
Une particularité qui surprend souvent : le VBOX ne stocke pas les temps au tour. Il enregistre la trace et les vitesses ; les tours sont reconstruits ensuite par le logiciel à partir de la ligne de départ. Un .vbo importé ailleurs arrivera donc sans meilleur temps — ce n'est pas une erreur de lecture.
Autre curiosité héritée de la navigation : le VBOX compte les longitudes ouest comme positives. Un outil qui ignore cette convention place vos sessions du Mans quelque part au large du Japon.
Garmin Catalyst
Le Catalyst est à part : il n'exporte pas la trace, mais un résumé par tour.
- Sur le boîtier : Sessions → sélectionnez la journée → Export.
- Ou branchez-le en USB et copiez les CSV du dossier de sessions.
Le fichier donne une ligne par tour : numéro, temps, distance, vitesse maximale. C'est moins riche qu'une trace, mais suffisant pour l'essentiel — et la distance y est donnée par l'appareil au lieu d'être calculée, donc plus fiable que ce qu'un calcul géodésique tirerait d'un GPS 1 Hz.
Ce qu'un export ne contient pas
Trois choses manquent systématiquement, quel que soit l'outil :
- la durée de roulage réelle, distincte du temps écoulé entre le premier et le dernier tour ;
- la température, qui conditionne pourtant l'usure des pneus et des freins ;
- tout lien avec l'entretien. Aucune application de chronométrage ne sait que vous avez purgé les freins entre deux journées.
C'est ce dernier point qui compte. Vos chronos vivent d'un côté, vos factures de l'autre, et personne ne fait le rapprochement — alors que c'est précisément ce rapprochement qui dit quand intervenir.
Sauvegardez, même sans les exploiter
Même si vous ne faites rien de ces fichiers aujourd'hui, exportez-les et rangez-les dans un dossier daté. Les applications de chronométrage changent de format, de propriétaire, de modèle économique. Un CSV, non.
StemmaPass lit ces quatre formats directement. Déposez le fichier : le circuit, la date, le nombre de tours, le meilleur temps et la distance sont reconnus automatiquement, puis reportés sur l'usure de chaque consommable. Une session de 25 minutes ne compte pas comme 40 km de route — et c'est tout l'intérêt.